La désastreuse image de marque médiatique de notre jeunesse - Une réputation « sulfureuse »
Une réalité adojuvénile “travestie” par notre société
Notre presse, nos médias, écrits, audiovisuels, ont fait le choix, le plus souvent, de ne retenir de la jeunesse, non l’apport positif de la majorité représentative, mais la ” sombre face ” d’une minorité marginale?: accidents, déviances, imprudences, échecs, difficultés… Cela participe de la ” légende noire “, qui se forge de la nouvelle génération de ce pays. Ce parti pris systématique de l’information, des articles, émissions, reportages, séries télévisées, films de cinéma…, donne du jeune une image faussée : menace, victime, fardeau, contribue à sa mise à l’écart de sa propre société. Pour illustrer, de façon saisissante, notre propos, nous avons retenu l’exemple d’un journal de presse, d’information écrite gratuite de grande diffusion. Il s’agit de “?Direct Matin?”, numéro 698, du lundi 14 juin 2010. Nous avons relevé pas moins de sept références aux adojeunes, toutes négatives. Que l’on en juge : Cela commence par une simulation d’enlèvement d’un jeune par ses amis, ce que la loi réprime, dans le cadre de son ” enterrement de vie de garçon “, suivie d’une interpellation par la gendarmerie (P. 2). Deux jeunes de 19 et 20 ans sont arrêtés par la police, pour effraction dans un collège, tentative de vol (p. 6). Un junior de 23 ans est retrouvé mort, écrasé par son véhicule, retourné dans un fossé (p. 10). Un garçon de 18 ans avoue avoir assassiné, par arme blanche, un adolescent de 17 ans (p. 11). Un article précise que si les 18-29 ans représentent un tiers des donneurs de sang en France, cela est trop ponctuel, limité. Il s’agit donc d’inciter les jeunes à ” mieux faire?”, les ” fidéliser ” (p. 12). Deux jeunes gens de 17 et 18 ans reconnaissent le meurtre, par arme blanche, le vol d’argent, sur la personne d’un retraité de 71 ans (p. 12). Enfin, le journal évoque la réédition de la bande dessinée conçue, en 1956, par le couturier Yves Saint Laurent. Il s’agit de ” La vilaine Lulu “, jeune fille qualifiée dans l’article de ” personnage décadent, irrévérencieux, totalement amoral ” (p. 24).
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