Un dramatique scandale ! - Pensées, tentatives, actes suicidaires, du jeune

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Pouvons-nous encore tolérer la mort volontaire de nos adojeunes ?

 

La presse s’est faite l’écho du drame survenu dans un lycée professionnel de Bordeaux. Un jeune lycéen de dix-huit ans, Jonathan, s’est immolé par le feu dans son établissement. Il a été sauvé in extremis par l’intervention rapide de certains camarades, enseignants, mais reste actuellement entre la vie et la mort. Jonathan avait confié connaître certaines difficultés, était bon élève. La volonté de mort des adolescents, des jeunes, constitue l’un des scandales, malheurs, mystères, parmi les plus terribles, douloureux, de notre époque, société. La France est l’un des pays d’Occident qui présente le plus fort taux de mortalité suicidaire de la jeunesse. Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les quinze – vingt-quatre ans, après les accidents. Plusieurs centaines de trépas, des dizaines de milliers de tentatives annuelles, des pensées de mort accrues. En apparence, il y a moins de létalité qu’avant, du fait d’une meilleure prise en charge psychomédicale, socioéducative. En réalité, de nombreuses morts par accident sont des suicides « déguisés », par prises de risques volontaires à objectif (in)conscient fatal. Les autolyses concernent surtout les garçons, les tentatives suicidaires, sans décès, les filles. Cela est dû au fait que ces dernières utilisent des moyens auto-agressifs moins radicaux que leurs congénères mâles. Ainsi, elles « se ratent » plus souvent. Pourquoi, à quinze, vingt, vingt-cinq ans, agir sciemment pour que mort s’ensuive ? Mal-être, échec, déception, solitude, défaut de sens à sa vie, sentiment d’incompréhension, rejet, emprise addictive… Telles peuvent être les causes individuelles. Il y a aussi les raisons collectives, globales, générationnelles, sociétales. La jeunesse se sent, en tant que telle, niée, maltraitée, exclue, privée d’affection. Elle en souffre profondément. Il n’existe nulle crise d’adolescence, mais la douleur morale de tout un groupe d’âge en déréliction, déshérence. Les jeunes français se suicident plus que d’autres car leur société est l’une de celles, en Occident, qui néglige, maltraite, méprise le plus, sa descendance

 

La suite sur http://www.adojeunologie.fr - Yves REMY - Consultant éducation / jeunesse -Adojeunologue ® / conseil des 15-24 ans - http://www.adojeunologie.com

 

 

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