Une jeunesse révoltée ? - Le sens des protestations juvéniles

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La nouvelle génération a le droit de s’opposer, d’affirmer ses préférences

En cet automne 2010, lycéens, étudiants, sont redescendus dans la rue pour officiellement réfuter la réforme des retraites en cours. Depuis 1986, de grandes manifestations quadriennales de masse contestataires, revendicatives, de mécontentement, des jeunes, se déroulent aux quatre coins du pays. Nul autre Etat occidental ne connaît pareilles colères néogénérationnelles homériques répétées ! Afin d’éluder le sens fort gênant de ce « syndrome juniors », minimiser l’importance du phénomène, tourner en dérision les ados, il est dit que leur action est le signe de leur politisation, manipulation, défoulement cathartique, immaturité, sans signification, conscience véritables. Ce qui a donné lieu à ce slogan extrêmement pertinent d’une jeunesse encore et toujours si « bafouée » : « Ni bambins, ni pantins » ! L’on a feint de croire que les jeunes n’enrageaient que par peur que la prolongation de la durée du travail ne retarde leur entrée dans l’emploi, n’aggrave leur chômage. En fait, ce mouvement s’inscrit dans le droit-fil de tous les autres : le malaise, l’angoisse, l’abandon, de tout une génération « oubliée ». Celle-ci saisit la moindre occasion favorable pour crier sa détresse. Il est particulièrement indécent de le lui reprocher. En 1968, les jeunes « rejettent » leur société. En 2010, c’est le monde adulte qui « ostracise, excommunie » sa descendance. Celle-ci est priée de « disparaître, puisque l’on n’a que faire d’elle ». En cette décennie, les plus de soixante ans l’emporteront en nombre sur les moins de vingt ! La marginalisation juvénile croîtra encore plus. A quinze, vingt, vingt-cinq ans, liberté, dignité, intimité des juniors, s’amenuisent. Ce terrible « jeunocide » moral constitue un scandale aussi déplorable que ceux des Thalidomide, Minamata, talc Morhange, sang contaminé ! Il est urgent de créer, dans ce pays, un Défenseur des droits des quinze – vingt-cinq ans. La suppression pitoyable du Défenseur des enfants (zéro – dix-huit ans) n’augure rien de bon pour nos adojuniors. ?

La suite sur http://www.adojeunologie.com - Yves REMY - Consultant éducation / jeunesse -

Adojeunologue ® / conseil des 15-24 ans - http://www.adojeunologie.fr 

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